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Présentation et avis de la série : The Get Down

Cette série du genre drame musical réalisé par l’australien Baz Luhrman est sortie en France en 2016. Les 6 premiers épisodes de la saison 1 sont disponibles cette année, tandis que le reste est prévu pour l’année 2017. La série américaine produite par Netflix a comme acteurs principaux Justin Smith, Shameik Moore, Herizen F et plus.

Présentation de la série The Get Down

Le film ramène dans les décombres des quartiers abandonnés et pourris par la pauvreté de South Bronks, dans la cité de New York des années seventies. A l’époque, quelques DJs dont Grandmaster flash, Afrika Bambataa ont donné le ton des musiques à venir, qui n’était pas encore connu sous le nom de hip-hop. L’intrigue se noue autour d’une bande de jeunes qui veut devenir célèbres à la suite d’une soirée underground qu’ils ont découverte. La bande composée du rappeur Ezekiel (Justin Smith), Dizzie (Jaden Smith), Ra-Ra et Boo,Ils fait équipe avec le DJ Shaolin Fantastic (Shameik Moore) . Ils veulent se frayer un chemin dans le ghetto avec leurs joutes verbales, leurs pas de danses inventés sur-le-champ. Leur musique fait ainsi éclore le premier mouvement de hip-hop, de break dance, de rap. On assiste également à l’évolution d’un autre groupe, celle de Mylene qui se tourne dans le disco, le gospel, le blues.

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Critique de la série

L’élaboration de cette série la plus onéreuse de Netflix (120 millions de dollars) a duré deux ans. Le problème vient de la demande des droits pour les titres existants mais il faut aussi créer des titres. Pour transcrire la réalité musicale de l’époque, le réalisateur fait appel à des personnages hauts en couleur (Afro-américains et hispanos pour la plupart). Côté technique, le plan-séquence est une performance esthétique avec un jeu d’acteurs attachants. Mais le film se révèle plutôt une impressionnante foison de morceaux et de souvenirs de New York ravagée par la crise où la musique est une arme. Une collection de faits dotée d’un scénario simple. Les faits historiques collent à l’époque sauf la scène bisexuelle dans la boîte de gay qu’on pourrait situer en 1989 lors du Love Ball. Le fond sonore de la série est animé par des grands tubes de l’époque comme celle de Stevie Wonder, Boney M, Donna Summer pour ne citer qu’eux. La pertinence musicale en elle-même est assurée grâce à la participation de Nas et Grandmaster flash. On y voit également la contribution de Christina Aguilera, Janelle Monae, Jaden Smith etc. Une multitude de références et des photos d’archives des actualités de l’époque viennent cadencer le rythme à travers les séries. En fait, la série ne dépeint autres choses que des clichés, ce qui n’est pas un mauvais point dans le contexte. On retrouve cette plongée dans le hip-hop dans cet univers de misère, de crime, de racisme. Une ville étouffante, frôlant la banqueroute, tout en traversant la canicule de l’été de 1977 et la grande panne d’électricité mais qui est également un terrain favorable à la naissance du mouvement hip-hop. En bref, The get down, une série détaillée et inédite dans sa forme plaira aux amateurs de hip-hop.

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